L’Historique de l’hapkido

L’origine des arts martiaux coréens est ancienne et semble remonter à l’époque des 3 royaumes (Koguryo, Paekje et Sylla). Des moines de Corée se seraient rendus au Japon où ils seraient rentrés en contact avec des pratiquants d’arts guerriers. Les méthodes de combat se sont mutuellement influencées et enrichies.

L’art des luxations et des clés a été transmis à la famille du Clan Minamoto. Au cours des siècles, les techniques se sont perfectionnées (A l’époque féodale, Yoshimitsu Minamoto aurait étudié des cadavres morts aux champs de bataille pour améliorer ses contrôles articulaires).

Ces techniques de combat alors appelées Daito Ryu Aikijutsu ont transité de générations en générations jusqu’à parvenir à la famille Takeda. Les techniques de luxations sont revenues en Corée par l’intermédiaire de Young Sool Choi.

 
Bien que le Hapkido soit coréen, nous savons que M. Young Sool Choi (son fondateur) né en Corée en 1904, pratique
différentes disciplines coréennes de combat avant de se rendre au japon en 1919. Il aurait été adopté par la famille de Sokaku Takeda avec qui il s’entraina à l’art du Daito ryu aikijutsu jusqu’en 1943. Un de ses collègues d’apprentissage fut Morihei Ueshiba qui fonda ensuite l’Aïkido.
Après la seconde guerre mondiale et la libération de la Corée du joug japonais, M. Choi retourne dans son pays natal.
Il commence alors à élaborer un style personnel, synthèse de diverses méthode coréennes tel que le Tae Kyun (ancêtre du Taekwondo) et le Hwarang-do (art martial royal coréen) avec le Dayto Ryu Aïkijutsu. Il donne à ses premières recherches les noms suivants: Yu Kwon sool, Yu Sool, Ho Shin Sool et enfin Bi Sool.

En 1958, M. Choi donne à sa méthode le nom définitif de « HAPKIDO », la voie des énergies coordonnées.

Parmi les principaux disciples de M. Choi se trouvent Ji Han Jae, Kim Moo Hong, Choi Sea Ho, Bong Soo Han et Su In Hyuk.

 

 

M. Kim Moo Hong est né dans une famille aisée. C’est en 1953 qu’il commença son apprentissage du Yoo Sool sous la

direction du grand-maître Choi Young Sool. Avec Ji Han Jae, il fut l’un des disciples les plus connus de Choi. C’est en 1959 que Kim Moo Hong devint instructeur à l’école de Suh Bok Sub à Tae Gu. Il s’entraina avec acharnement afin de maitriser de nombreux coups de pied comme le rapporte son maître: « Il s’entraine indéfiniment aux techniques de coups de pied. Il a creusé des trous dans le sol pour s’entrainer à sauter d’un trou à l’autre« . Au cours des années suivantes, il créa de nombreuses techniques de pied.En 1961, il rejoignit Ji Han Jae, son compagnon d’apprentissage, afin de pratiquer avec lui à Séoul. Il restera huit mois dans l’école de Ji Han Jae. C’est durant cette période que les techniques de pied du Hapkido furent codifiées. C’est la raison pour laquelle les techniques de pied des deux écoles (« Sung/Sin Moo Kwan » de Ji et « Shin Moo Kwan » de Kim) sont si semblables. La seul différence visible se trouvant dans l’exécution du coup de pied circulaire au raz du sol:  Dans le Shin Moo Kwan de Kim, le pied le genou et la main sont posés au sol alors que dans le Sung Moo Kwan seul le pied touche le sol…. 

C’est en 1961 que Kim Moo Hong baptisa son style d’hapkido du nom de « Shin Moo Kwan ». 

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